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Je lance ma chronique

Maxime Courban
La rue mouvementée le matin et sans le plaisir de la tour Saint-Jacques droit devant soi
(Chose vue)
La rue mouvementée le matin est avec le plaisir de la tour Saint-Jacques droit devant soi. La tour Saint-Jacques, majestueuse et blanche, derrière à l’exact opposé. La rue est bruyante de tous côtés. Il faut être vite dans la vie de la ville ce matin. D’abord un café le coude sur le comptoir, une winston for winners et se souvenir de cet homme qui parlait des musiques qu’il écrit, de la difficulté de plus en plus d’être sur la scène et sous les feux des projecteurs. Il enviait la solitude, être à sa table, et le face à face avec l’écran de l’ordinateur. J’enviais, un peu, l’émulation du groupe. L’instinct grégaire en berne, pour le dire comme ça. Le retour à la rue il fait plus froid peut-être et je suis comme à contre-courant. Disparaître ici, l’insatisfaction est un moteur. Pourquoi pas. Le col de la veste remonté haut, la tête dans les épaules et la main droite dans la poche du pantalon noir, les doigts jouent avec l’objet et le briquet. La femme et l’enfant s’avancent vers moi. La femme et l’enfant avec les rollers elles roulent vite sur le trottoir. L’écharpe de la femme virevolte pour ainsi dire et l’enfant tient la main de l’enfant, elle est encore endormie. Elles sont la main dans la main et filent sur le bitume, la femme sourit et l’enfant se tient les yeux mi-clos. Elles descendent la rue vers le centre de la ville, l’enfant se rapproche de la femme et enserre un peu sa taille, colle sa tête contre la hanche de la femme dont la main se pose sur sa tête.
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A propos de haïku...
On n'en pense pas moins... Mais on n'en pense pas plus...
C'est Roland Barthes, je crois, qui définissait le haïku comme étant "l'art du bref". Pour ma part, "on n'en pense pas moins... mais on n'en pense pas plus..." me semble en être une jolie définition. L'art du bref, l'art de la brève... Tant pis si tous les haïkus publié cet été ne comportent pas tous dix-sept syllabes, on peut se permettre bien des choses quand on est un vrai poète. Merci Sôseki, merci Jean-Marie...
 
 Je lance ma chronique 
Le 26/05/2015
 
 
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