Rechercher 
 
theatre du rond point vents contraires
Revue en ligne du

Archives

Le Gorafi
Ils décident de se détester pour relancer leur couple

Dans l’impasse depuis plusieurs mois, un couple d’Agenais vient d’opter pour une technique radicale afin de sauver son ménage. Les deux amoureux ont décidé de se déclarer la guerre, pour le meilleur et pour le pire, espérant ainsi retrouver l’harmonie qui avait fait leur bonheur au tout début de leur relation.

Ensemble depuis plus de deux ans, Pulien et Marah(1) se retrouvent confrontés à l’épreuve de la troisième année de vie commune, souvent fatale à de nombreuses histoires d’amour. Le couple parle de sa méthode comme d’une simple évidence. « Il suffit tout simplement de se mettre à haïr profondément toutes les petites choses qu’on adorait chez l’autre au début et qui construisent sa personnalité » reprennent-t-ils en cœur avant de se balancer une série de noms d’oiseaux.

La dernière chance

Les deux amoureux affirment avoir tout tenté avant de finalement basculer dans la haine. « Au départ nous avions pourtant pris soin de complètement changer nos caractères pour forcer un peu le feeling » raconte Pulien reprochant aujourd’hui à sa compagne de « trop chercher à vouloir lui plaire ». De son coté, Marah ne semble pas non plus avare de reproches envers l’homme de sa vie. « Il m’a harcelée pendant trop longtemps en me prouvant qu’il était vraiment amoureux de moi. Ce mec est un malade » lance-t-elle en lui adressant un regard noir.

Pulien et Marah tiennent régulièrement un blog permettant aux internautes de suivre et de réagir à l’évolution de leur couple. « La scène de ménage publique est devenu le ciment de notre couple, tout comme les injonctions de justice » expliquent-t-ils avant de se mettre d’accord pour publier chacun de leur coté des photos compromettantes de l’autre sur les réseaux sociaux.

(1) Une lettre des prénoms a été changée


Le Gorafi


À lire aussi...
 Archives 
Le 16/07/2010
Programme-toi dans le off en hiver
Conseil Citoyen 8
Te voici reparti avec tes compagnons
Comme chaque juillet faire votre Avignon.
Vous pensiez en jouant de jour en extérieur
Faire l’économie d’un jeu de projecteurs,
Mais faisant profession que rien ne vous encombre,
Vous optez cette année pour du Théâtre d’ombres.

Vous avez donc loué en vous pliant en quatre
Ce que seul Avignon veut appeler Théâtre.
Ça ne coûte pas plus qu’à d’autres leurs cigares,
Mais pour vous quatre c’est onze mois sans écart
Pour avoir le loisir de déplier un drap
Et le tenir tendu une heure à bout de bras.
Ainsi vous allez donc, tractant et paradant,
Pliant et dépliant, heureux et nonchalants,
D’autant que cette année tu sens le bon karma
Qui vous fera sortir de votre anonymat ;
Tu viens de rencontrer un gars qui t’a promis
De te faire connaître un de ses vieux amis
Qui peut te présenter la fameuse Corinne
Qui travaillait, un temps, au restaurant du « in ».

Elle cherche un spectacle où les gens ne vont pas
Jouant comme le tient à l’heure des repas
Car avec son amant, sur la rangée du fond,
Ils peuvent sans témoin s’envoyer au plafond.
Mais cela, t’a-t-on dit, pourrait-être ta chance
Car l’homme est groniqueur au journal « La Provence ».  
Puis-je sans te fâcher avancer un conseil
Qui n’a d’autre ambition que sonner ton réveil.

Puisque pour Avignon sans fin tu persévères,
Pourquoi ne pas aller y jouer en hiver ?
Imagine un instant cent mille âmes recluses
S’emmerdant sous la neige en plein cœur du Vaucluse.
Les hôteliers, pour vous, ouvriront grands leurs draps
Et vous feront goûter à leurs prix les plus bas.
Et si pour vous sentir encore festivaliers
Vous préférez aller à plus simple taulier,
Le camping est à vous. Avec le reliquat
Vous pourrez vous offrir un vrai pontificat :
Un théâtre à vous seul, une scène et des loges,
Les copains de Corinne abondant en éloges,
Un vrai pot de première ; canapés et gratin
Et un portrait couleur dans Vaucluse Matin.
En plus, l’ombre chinoise au cœur de la Provence
Ne souffre, à mon avis, d’aucune concurrence.
 
 Archives 
Le 03/02/2015
 
 Archives 
Le 20/10/2012
Légumes collabos
Quand les radis se radicalisent, on entend le bruit des bottes et la milice qui chante « Maraîcher nous voilà ».
 
Toutes les rubriques
 
 Accueil
 
 Auteurs maison
927 art.
 
 Vedettes etc.
576 art.
 
 Confs & Perfs
641 art.
 
 Archives
3633 art.
 
 Podcast
196 art.
 
 Presse
66 art.
 

 Contactez-nous 
 
Les podcastsdu Rond-Point
 
Ce site vous est proposé par le théâtre du Rond-Point