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Maxime Courban
La descente de la rue effectuée tôt le matin.
(Chose vue)
Le jour n’est pas levé, quelques rares et pâles étoiles peinent à se démarquer du ciel noir. Les gyrophares de toutes les couleurs des voitures bleues et blanches et rouges illuminent plus la rue que ne le font les lampadaires publics. Des hommes en uniforme et variés repoussent les badauds. Quelque chose est sur le trottoir. La forme est pittoresque, recouverte. La femme voit les hommes et la forme au sol et glisse sa main du front vers les yeux de l’enfant. Les deux mains de l’enfant s’y agrippent. L’enfant effectue quelques mouvements de la tête. Rotation. L’enfant tente de se dégager. La main de la femme sur son visage l’empêche de voir. Les hommes aux uniformes bleus, rouges, noirs. L’enfant tire la main de la femme. L’enfant veut découvrir ses deux yeux et mirer les hommes aux uniformes et la forme tordue cachée sous la brillante couverture. La femme et l’enfant ne marchent plus. La femme s’arrête et s’accroupit devant l’enfant. La femme ôte sa main des yeux de l’enfant mais tient son visage avec les deux calées contre les joues de l’enfant. La femme parle à l’enfant. La femme explique à l’enfant. L’enfant enserre la femme par le cou et se laisse emporter par la femme qui se relève. L’enfant serre ses jambes qu’elle cale sur les hanches de la femme, pose sa tête sur son épaule ; ses yeux sont clos. Les bras de la femme serrent l’enfant, l’emportent loin du corps défenestré. La femme et l’enfant, elles sourient.
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Le 10/03/2012
EDF m'a sauvé
Je vois approcher avec inquiétude la sortie du biopic sur Cloclo. Vais-je devoir devant tous, tandis que la France entière se recueillera dans la dévotion, qu'une nouvelle génération aura accès à ce phénomène musical, avouer mon aversion pour ce chanteur, sa musique, ses mouvements de danse, sa voix, ses costumes, ses paroles, sa vie, sa coupe de cheveux ? Aurais-je le droit de dire à quel point sa carrière me fut insupportable, à quel degré d'agacement physique ses bêlements m'amenaient ? Au point de ressentir encore aujourd'hui une sorte de picotement le long des vertèbres dès les premières mesures de « Alexandrie » ou du "Téléphone pleure". C'est inexplicable, viscéral, ce chanteur en plastique avec ses paillettes m'a toujours donné des envies de meurtre. Comment faire ? Comment vivre la cloclomania qui va tout submerger dans les jours qui viennent ? On va me jeter des cailloux, on va me trouver anormal, on va me suggérer l'exil par charité. Dire que ce type et ses épigones ont pourri mes années d'innocence. Enfin, voyons les choses de façon positive : Claude François m'a endurci et préparé aux dures lois de l'existence. Sans lui, enfant protégé, j'aurais pensé que le monde extérieur ne recelait aucun danger, n'était que bonté et authenticité. Petit, ambitieux, colérique, factice, bling-bling... finalement, il m'aura préparé au pire, qui allait survenir des années plus tard.
 
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Le 01/04/2010
 
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Le 18/07/2011
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