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Blandine Pélissier : "En matière d'égalité hommes-femmes, le monde de la culture est en retard sur le reste de la société"
Blandine Pélissier est comédienne, metteuse en scène et traductrice du théatre contemporain anglo-saxon vers le français. Depuis plusieurs années elle milite avec le collectif H/F pour une véritable parité dans le monde du spectacle. Un milieu que l'on pense a prioiri émancipé et où pourtant il y a énormément à faire.

Un exemple? Il y a cinq ans, nous avions voulu consacrer une saison entière du Rond-Point aux femmes : la majorité des spectacles programmés sur nos trois plateaux allaient être écrits ou mis en scène par des femmes. Cet enjeu nous a enthousiasmé et l'équipe s'est mise à lire des manuscrits, rencontrer des artistes, voir des spectacles au féminin. Les choses avançaient pour le mieux, de très bons et très forts spectacles s'annonçaient, sauf que la délicate alchimie présidant à l'élaboration d'une saison s'avéra bien plus difficile et lente à "monter" cette année-là. Comme si nous avions divisé par deux, par trois ou peut-être par un chiffre beaucoup plus grand les œuvres parmi lesquelles nous pouvions faire notre choix. Je ne veux pas dire par là que les projets portés par des femmes étaient moins intéressants , évidemment pas, mais nous avions la plus grande peine à trouver suffisamment de spectacles signés par des femmes déjà en tournée ou en cours production. Au final ce fut une réelle déception : nous n'avions réussi à programmer que 11 spectacles "Femmes, femmes, femmes" sur 33 — un tiers. Et c'est à ce moment-là que nous avons été contactés par la comédienne et traductrice Blandine Pélissier qui nous proposa, avec le collectif H/F, de nous joindre à quelques théâtres qui s'engageaient  à annoncer une « Saison 1 égalité homme-femme » dans les théâtres publics…

Quelques années plus tard, on devra à ce mouvement l'instauration de "short lists" paritaires lors des appels d'offre pour la direction des centres dramatiques ou des grands théâtres publics, mais depuis les choses ont-elles vraiment changé dans le milieu du spectacle ?

C'est sur ces questions, et au-delà, que Blandine Pélissier a bien voulu s'entretenir avec nous.
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vendredi 18 mai 2007
Premier gouvernement. La candidate l’avait promis paritaire et resserré : elle tient parole. La parité est scrupuleusement respectée, avec une seule présidente et un seul ministre, le Premier ministre — tous les autres ministres ayant disparu.
Les ministères laissent la place à des secrétariats dont dépendent divers secteurs, sous-secteurs et sous-sous-secteurs, desquels dépendent à leur tour des antennes et des câbles — le tout, sous la tutelle de conseils participatifs qui dépendent, directement, ou bien de la présidente, ou bien du Premier ministre.
C’en est donc fini du « trop de ministères » — puisqu’il n’y en a plus.
Concernant la composition du nouveau gouvernement, l’ouverture au centre et la diversité partout se généralisent. On pressentait Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement. L’intéressé, encore sous le choc de l’élection surprise, estime ne pas être prêt. Il est bien au courant, depuis le débat télévisé, de l’existence d’un programme ; mais il avoue ne jamais l’avoir vu ni lu.
La présidente se tourne vers Dominique Strauss-Kahn. Ce dernier est un peu déçu qu’elle se tourne, mais son sens des responsabilités prend le dessus et il accepte. Sa prise de fonctions s’accompagnera, toutefois, d’une injonction thérapeutique. Dans un gouvernement strictement paritaire, Dominique Strauss-Kahn devra faire ses preuves : à la première incartade, c’est la porte.
Bernard-Henri Lévy s’est vu proposer le portefeuille de la culture, à la condition de ne faire aucun favoritisme et d’écarter tous ses amis de son cabinet. La tâche se révèle impossible : Bernard-Henri trop d’amis. Il se retrouve porte-parole de l’Élysée.
C’est donc lui qui annonce, fièrement mais humblement, la composition d’un gouvernement resserré, avec une cravate neuve achetée pour l’occasion par Arielle Dombasle, aux puces de Saint-Ouen, pour ne pas faire « trop ».
Ce gouvernement, explique le porte-parole en guise d’introduction, est le meilleur possible, la quintessence d’une réflexion portée à son paroxysme devant l’énorme chantier humain que représente la création d’une société nouvelle, la naissance d’une ère moderne dans le berceau des droits de l’homme… « Et de la femme », ajoute-t-il, prenant une posture qui n’est pas sans rappeler les grands tribuns de l’époque révolutionnaire.
Au moment où, changeant de posture, il s’apprête à résumer son discours préalable à la composition de l’équipe gouvernementale, un huissier de l’Élysée tend gentiment le doigt vers sa montre — dans l’espoir d’accélérer le mouvement.
Le nouveau gouvernement s’inscrit sous un quadruple mot d’ordre : parité, ouverture, diversité et inconnus. Car c’est l’autre grande surprise de cette composition : elle fait la plus large place à la société civile et aux simples citoyens. Les figures politiques de premier plan s’y comptent sur les doigts d’une main. La présidente a réalisé, enfin, ce renouvellement en profondeur des classes dirigeantes que le Parti socialiste appelait de ses vœux depuis des années…
 
La suite demain...
 
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