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Paul Martin
La planète : tu l'aimes ou tu la kit

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Le 19/02/2012
Un bête d'instrument de musique
Si tu veux sonner de l'éléphant, libre à toi. Mais n'exige pas de nous, s'il te plaît, que nous t'appelions Roland de Roncevaux. Ce dernier, en effet, comme nous l'apprend La chanson de Roland, avait plutôt choisi de souffler dans un olifant, et ceci aux alentours de 778. Ce qui est à la fois plus réaliste, et plus harmonieux mais qui, cependant, n'empêche pas de mourir à la fin. Avec un éléphant — de bonne composition — Roland aurait pu se faire transporter jusqu'à l'hôpital le plus proche et ne pas décéder bêtement, comme ça, sur le champ de bataille au milieu d'affreux cadavres de toutes sortes, à la fois sales et malodorants.
 
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Le 29/04/2012
Combien de temps ?
Cette nuit, moi j’ai rêvé que je perdais mes dents. Alors j’me suis levée, j'ai fait le tour de mes sentiments. Mais aussi le tour de ma vie pour voir si j’étais méritante. C’est pas bon signe le coup des dents... c’est signe de mort qu’on dit tout l'temps ! J’ai inspecté ma mémoire, j’voulais savoir... si j’aurais droit au paradis ou bien alors au purgatoire. Et j’ai même pensé à St Pierre avec sa barbe au fromage blanc, son air gentil, enfin j’espère, parce-ce… quand j’y pense: toutes les conneries que j’ai pu faire... c’est peut-être l’enfer qui m’attend !  Allez, demain c’est sûr, j’irai les voir, mes vrais amis et mes parents. J’vais rattraper tous mes retards, j'vais leur crier combien j’les aime, malgré l’existence qui nous saigne. Parce-que tout n’a qu’un  temps… mais pour combien, combien de temps ?   J’me suis pincée, j’me suis fait mal... c’était pas bon signe, j’ai rigolé. Je préfère rire que de penser que j’vais mourir, j’suis pas pressée ! C’est important de le savoir parce-qu’ici tout est illusoire... tout n’a qu’un temps… Et puis… j’me suis regardée dans le miroir pour voir si j’étais quelqu’un de bien. J’ai vidé même tous mes tiroirs pour être sûre que j’oubliais rien… Mais j’ai rien vu dans le miroir, y’avait personne, pas de reflet ! Alors tout est devenu noir, j’me suis même pas entendue crier. Y’avait personne dans le miroir! La mort m’avait donc prise en traître... mais comment peut-on disparaître, comme ça, sans s’en apercevoir ? Alors maintenant c’est sûr, j’peux plus les voir…  mes vrais amis et mes parents. J’peux plus rattraper mes retards, ni dévoiler mes sentiments à celui qui est mon seul amour, il ne le sait pas, mais c’est plus le jour ! J’peux plus crier combien j’les aime, à cause de la mort qui m’entraîne... j'peux plus crier, malgré tous mes efforts… Mais combien, combien de temps dure la mort ?      
 
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Le 21/12/2012
Depardieu, le dernier rôle
Louis-Philippe, 1848. Sur une idée de Gallica & Philippe Fievre.
 
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