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Le Gorafi
95% des chocolats du calendrier de l'Avent sont mangés dès la première demi-journée
Paris – Selon des chercheurs nutritionnistes, il apparaît que près de 95% des chocolats présents dans les calendriers de l’Avent sont mangés dès la première demi-journée du premier jour. En cause, le chocolat qui serait considéré comme « trop bon » ou « super bon » selon les études. « C’est clairement de la faute du chocolat , s’il n’y avait pas le chocolat, j’aurais mangé une case à la fois » explique un chercheur qui, laissé avec une boîte durant seulement cinq minutes, en a mangé déjà une dizaine. Plusieurs hypothèses sont à l’étude. Certains préconisent de supprimer le chocolat ou alors de recouvrir le chocolat d’une petite couche de vernis qui rendrait la friandise absolument immangeable. « Du coup, la personne ne serait pas tentée d’en reprendre au risque de se dégoûter totalement ». Une autre option serait d’acheter un calendrier de l’Avent par jour du calendrier de l’Avent. Selon les experts le pourcentage de calendriers terminés normalement dans les temps augmenterait de 67%.
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Le 24/06/2010
L'enfant sous la table
Je n'ai jamais osé penser écrire pour le théâtre – mais j'aurais dû. Tout était théâtral dans la famille où j'ai grandi, une famille de Juifs algérois où chaque homme avait le verbe plus haut que son beau-frère et où chaque femme savait pertinemment museler son mari. Tout n'était qu'embrassades et coups de gueule, histoires drôles et parties de poker homériques, secrets et faux-semblants. Les adultes vivaient dans le jeu permanent. Pour autant ce n'était pas sur scène (le salon-salle à manger de l'appartement, puis de la maison familiale), mais dans les coulisses que je me sentais le plus à l'aise.

Lorsque la "smala" débarquait en nombre de Paris ou de Nice et que les voitures encombraient la cour à l'arrière de la maison, on dressait la grande table. Le soir, après le dîner, les hommes (et quelques femmes) allaient taper le carton dans le bureau de mon père. Les autres femmes (et quelques hommes, les plus discrets et les plus doux) restaient dans la salle à manger. Moi, je me glissais sous la table, et je jouais au petit train avec les porte-couteaux. Tandis que là-bas, dans le bureau, on s'affrontait dans un nuage de fumée, au-dessus de moi, les paroles volaient, les secrets s'échangeaient, les sentiments se déversaient.

L'un de mes oncles, pièce rapportée, désignait la famille (celle de sa femme et de ma mère) en disant "Les Borgia". Un jour, j'ai demandé "C'est qui, les Borgia ?" Mon père a répondu : "Des empoisonneurs."

Il y a peu, je me suis rendu compte que ma première pièce de théâtre est depuis longtemps en chantier dans ma tête. Sur la scène est dressée une grande table autour de laquelle une douzaine de personnages bruyants sont attablés. Au début, sous la table, un petit garçon joue sans avoir l'air d'entendre ce qui se dit. Mais on ne reste pas enfant éternellement. La pièce s'intitule Samedi chez les Borgia.
 
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