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L'Histoire du Rond-Point
Meilleurs souvenirs du Rond-Point
Vidéo album de Jean-Daniel Magnin

Quinze ans de Théâtre du Rond-Point racontés par ceux qui l'ont fait, avec des interviews originales et des archives tirées de ventscontraires.net, la revue en ligne du Théâtre du Rond-Point.


durée : 36 min

générique :

Meilleurs souvenirs du Rond-Point
Vidéo album de Jean-Daniel Magnin

Avec par ordre d’apparition :
voyageurs de la gare de Lyon, Yann Frisch, Edouard Baer, Jacques Bonnaffé, Zabou Breitman, Michel Fau, Sophie Perez, Pierre Guillois, Marthe L'Huillier, Bernard Pivot, Rémi De Vos, Kery James, Bertrand Delanoë, Dada Masilo, Anne Benoit, Dominique Reymond, Hélène Ducharne, Arnaud Pontois Blachère, Mélanie Lheureux, Annik Le Goff, Michel Onfray, Etienne Klein, Philippe Decouflé, Nicolas Bouchaud, Pierre Notte, Jean-Paul Muel, Daniel Pennac, Gilles Gaston-Dreyfus, Marie Rémond, Nelson Monfort, Marion Aubert, Elisa Benslimane, Julia Passot, Olivier Martin-Salvan, Boris Cyrulnik, Kader Aoun, Michel Serres, Erik Orsenna, Marjane Satrapi, Pierre Meunier, Alain Rey, Alexis Macquart, Guy Bedos, Luciano Rosso, Valérie Bouchez, Rodrigo García, Charb, Gérard Mordillat, Plantu, Frédéric Lordon, Mathieu Madénian, Thomas VDB, Ekoué et Hamé (La Rumeur), Wary Nichen, Edwy Plenel, Jean-Michel Ribes, Babx, Gaël Faye, Christine Taubira, Jacques Gamblin, l'équipe du Théâtre du Rond-Point
 
Musique : L’Orchestre du Rond-Point
composition et arrangements Gilles Normand
David Lescot, Jean-Claude Leguay, Christian Hecq, Philippe Fretun, Guillaume Monard, Jean-Daniel Magnin, Lionel Dublanchet, Emilie Rambaud, Jean-Philippe Vallet, Pierre Grisar, Bruno Allain, Gilles Normand

Réalisation et montage : Jean-Daniel Magnin
avec des archives de ventscontraires.net , la revue en ligne du Théâtre du Rond-Point
et des photographies de Giovanni Cittadini Cesi



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 Auteurs maison 
Le 19/03/2015
Avis aux étranges pas d'ici
Vrai,
il y a beaucoup trop d’étrangers dans le monde et pas assez d’ici
PREUVES :
Les mille-pattes ont 998 pattes de trop
Les grenouilles ont les pieds palmés, en seront disqualifiées.
Les martinets sont en excès de vitesse autorisée
Les termites piquent
Les poissons n’ont pas les yeux en face de nous
Les anguilles sont en trou
Les coquillages sont en voie de dissolution avancée
Les autruches ont un long long cou de bambou
Girafes même tonneau d’en haut
Les cucurbitacées tout le contraire
Hé, les gnous
Assez de ces troupeaux de you !
Hou !
Les crabes ont la peau dure et en plus ils sont chauves
Les rhinolophes zéro cheveux non plus
Les scarabées ils sont horodatés
Les scorpions-cafards des horrifiques et ratés
Les requins-marteaux sont fous de nous
pas nous
Cétacés très périmés
mal bien barrés
Tranchons leurs six bras aux pieuvres et huit aux araignées
Les renards et les belettes savent plus rien nous chanter
Les popotames marigotent dans la pataugasse
Les paresseux pendouillent comme des cheveux      
Les fouines fouinent
Les escargots escargassent
Les gros noirs font la fête
Les petits gris font la tête
Les singes ont un visage simiesque
Les humanoïdes sont livides
Les autrichiens sont des chiens
Les belges parlent pas tous français
Les wallons, salauds de salon
Les zimbabwéens même pas australiens
Les bocheux, comprend rien
Les jivaros n’ont que notre peau sur leurs os
Je hais les cambodgiens qui n’ont pas notre nez épatant
(Pas tant que ça au fait)
D’ailleurs, d’ailleurs, d’ailleurs tous ces gens sont d’ailleurs
Les terre-adéliens sont vides
Les indonésiens croient en tout sauf en moi
On n’est plus chez vous
Passez notre chemin !
« Tu » me tues
Vous : s’en fout
Pass your path
Les de ma ville sont des filles
Du village, rancis sur pattes
Mes amis sont mes ennemis
Ma famille s’appelle Emile
La cousine pue des mains
Maman, les pieds plats
Marcel a des aisselles
Moi aussi plus m’sentir (extrait de 22, Placards !, éd.Æncrages, 2014) Avant, arrière, latéral, j’aime les travelings. Particulièrement appliqués au champ littéraire, comme dans le magnifique Autour de Vaduz de Bernard Heidsieck https://www.youtube.com/watch?v=CUPuZzPaFJM , traveling arrière et circulaire qui, par vagues concentriques et sonores, parties de ce trou noir du paradis fiscal préféré des riches allemands et autrichiens, étend son blanchiment aux confins de la planète.
C’est sans doute aussi pourquoi, et plus encore pour son bon sens apparent, je suis resté fasciné par cette sortie du sieur Le Pen, le 13 février 1994 sur Antenne 2 : «  J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que des inconnues et des inconnues que des ennemis. Par conséquent j’aime mieux les Français, c’est mon droit. J’aime mieux les Européens ensuite. Et puis ensuite, j’aime mieux les Occidentaux. »
Eh oui, l’autre est bien étrange, et l’étranger plus encore ! Cette phrase, qui nous frappe d’un bon bon sens, apparemment irréfragable, pose pourtant évidemment question. Car le sens de nos vies n’est pas de nature géographique, déterminé par notre seule situation dans l’espace, et imperméable à nos choix propres. Sans quoi je serais tenu de me sentir moins en affinité avec cet Inuit, qui est devenu mon ami, qu’avec mon voisin facho. Et de Tintin, si loin du Tibet, ne pourrait surgir ce cri, si proche qu’il en est pour ainsi dire à l’intérieur de lui-même, dans un rêve : « Tchang ! » (Tintin au Tibet, p.1.)
Attaquons maintenant le texte lepénien sur son versant formel. Au bout du zoom, poussé à son terme, il y a bien sûr : « ce que j’aime moins que tout, ce sont les non-Occidentaux. » Et lorsqu’on le ramène à son origine, ab absurdo et ad absurdum, il ne peut y avoir autre chose que : « j’aime mieux moi. »
Permettre à chacun d’intégrer qu’existent d’autres moi que moi, c’est précisément l’objectif de l’éducation. Il permettra la vie en société, en civilité, une « civilisation ». Une société dont des membres de plus en plus nombreux arrêtent leur évolution sur un moi pétrifié est en marche vers l’incivilisation.
Et peut-être, au grand dam de Desproges, n’y aura-t-il plus que des étrangers dans le monde ?
 
 Auteurs maison 
Le 29/05/2015
 
 Auteurs maison 
Le 20/05/2015
On vit tous dans l'argent
On vit tous dans l’argent. Moi par exemple ça me fait chier : c’est complètement naïf mais je voudrais être en dehors de l’argent. Je veux être dans l’écriture hors de l’argent. C’est naïf mais c’est lié : l’argent et l’écriture sont liés dès l’origine : l’origine de l’écriture (cités-états de Sumer) c’est lister des choses à stocker, à échanger ; l’origine de l’argent c’est matérialiser des rapports, des relations, des échanges. C’est naïf mais je veux écrire des rapports autres, libidinalement autres : le rapport à l’argent comme le rapport à l’écriture (écriture au sens large, très large, au sens de fiction – fiction au sens très large, mégalomaniaquement large de fabrication de vie) passe par un rapport au fantasme ; l’argent et l’écriture sculptent du fantasme, de la fiction libidinale. Pour être hors de l’argent je veux sculpter une intensité vie dont la fiction est autre que celle du pouvoir d’achat. En dehors de l’argent je veux sculpter de l’écriture-forme-de-vie qui fait exploser les concepts de pauvreté et de richesse, le pouvoir d’achat est un fantasme pas drôle. Les concepts de pauvreté et de richesse s’inscrivent dans le paradigme malade de l’argent, dans la mauvaise fiction du paradigme malade de l’argent. L’argent comme croyance fondamentale indubitable du monde contemporain est la clôture métaphysique la plus tenace de l’époque : ne pas croire en l’argent aujourd’hui est aussi impensable que de ne pas croire au christianisme au Moyen-Age : ça n’a pas lieu d’être. Dire « je ne crois pas en l’argent » est complètement inutile, c’est du vent, je veux être ce vent, je veux à nouveaux frais dire que la pauvreté n’est pas le problème mais la solution. Pas au sens chrétien dévoyé condescendant bien sûr, mais au sens de l’intensité nue d’un vent de clochardisation biohardcore des comportements. Travail sur les fantasmes, sculpture des fantasmes et désirs, pardon d’être naïf mais je souhaite que l’écriture-argent n’entre en quoi que ce soit dans l’écriture des formes de ma vie, désolé je pars bosser à un autre paradigme, pauvre, clodo, biohardcore, riche, salut !
 
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