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Nos disques sont rayés
Nicolas Mathieu (prix Goncourt 2018), conversation avec Arnaud Viviant
Carte blanche à Actes Sud

Nos disques sont rayés #3 – Festival citoyen des "périféeries urbaines" : carte blanche aux éditions Actes Sud : Nicolas Mathieu (Prix Goncourt 2018) en conversation avec Arnaud Viviant.

Trouver sa voie dans un monde qui meurt.
Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, le monde des fêtes foraines et du Picon, de Johnny Hallyday et des pavillons, le monde des gagne-petit, des hommes crevés au turbin et des amoureuses fanées à vingt-cinq ans. Prix Goncourt 2018 pour son roman "Leurs Enfants après eux", Nicolas Mathieu raconte la France de son enfance, celle de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage : « Quand j’étais petit, on m’a raconté un mensonge, que le monde s’offrait à moi tel quel, équitable, transparent, quand on veut on peut. Mais un jour, peut-être grâce aux livres, le voile s’est déchiré et j’ai commencé à comprendre. Cette leçon des écarts, des legs et des signes distinctifs, cette vérité des places et des hiérarchies, ce sera mon carburant. » Programmé le 11 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan


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 Auteurs maison 
Le 24/09/2010
Origine. La nôtre.
Les Monstres arrivent au Rond-Point
Irruption. Ainsi naissons-nous. Sans norme ni contour. Lave mêlée, viande rouge, gènes en fusion, cheveux frisés, sexe divin, coeur au galop et pensées sans fin. Nous jaillissons refusant d’emblée ce monde où la parole ne peut dire l’immensité de nos désirs, la fureur de nos rêves et notre douleur d’exister. Nous crions, rage et panique, dès l’apparition de nous mêmes enfermés dans une peau d’humain. Le combat pour la liberté va durer quelques mois puis, sous les coups répétés de la civilisation raisonnante, notre génie considérable va se réduire en morale tiède et bon goût parfumé avec, comme seule autorisation de sortie, diverses églises où notre âme se cabossera sur des dogmes. Ainsi le bébé géant que nous sommes, l’enfant-dieu, le monstre lumineux pénètre penaud dans la cage du réel, rapetisse soudain et devient homme. Apparaît alors le secrétaire de mairie, le nouveau philosophe, le gastro-entérologue et le tennisman.
Chez certains pourtant la braise des origines ne s’est pas éteinte, elle continue de raviver le souvenir de ce jardin perdu où dans une joie complice l’enfer et le paradis nous faisaient enjamber tous les horizons par-delà le bien et le mal. Ceux-là artistes ils sont. Et leurs chefs-d’oeuvre témoignent des êtres fantasques et démesurés que nous aurions dû être.
De Polyphème le cyclope d’Homère au Minotaure de Dante, du Dracula de Bram Stoker au Quasimodo de Victor Hugo, des ogres de Grimm au Docteur Jekyll de Stevenson, de Phèdre dont Racine nous rappelle en un alexandrin qu’elle est la fille de Minos et de Pasiphaé, mi-femme mi-déesse, sans oublier Les Songes de la raison de Goya, Le Jardin des délices de Jérôme Bosch ou Les Monstres sacrés de Cocteau.
Il en est d’autres chez qui, torturés par la norme et la loi des hommes, la braise originelle s’enflamme soudain vengeresse jusqu’à leur brûler la tête. Alors surgit de leur cervelle en cendre le seul monstre noir contenu jusque-là dans nos cauchemars et qui, le temps d’un génocide ou d’un meurtre dans une ruelle, ravage une humanité qui les étouffe.
Ainsi en est-il des monstres, c’est-à-dire de nous-mêmes. Il n’y aurait pas de théâtre sans eux.

> Toute la saison les monstres sont au Rond-Point : Orlan, Jacques Vergès, le champion de France de Body Building, l'homme le plus tatoué du monde, les avocats du couple Fourniret, des acteurs monstres sacrés lisent des textes monstrueux, Michel Onfray et son université populaire... Voir les liens ci-dessous qui vous renvoient vers les programmes des conférences-perfomances de la Monstrueuse université, des Lectures monstres, de l'Université populaire de Caen...
 
 Auteurs maison 
Le 18/09/2010
 
 Auteurs maison 
Le 20/02/2015
Trois étoiles
Mon dessert cette fois est un O’Keefe Georgia : Sur le fond de l’assiette est posée une fleur Rouge sur ses contours, forme de cattleya, Au dégradé changeant, plus sombre vers le coeur.   Il s’agit, me dit-on, d’un peu de betterave Tournée d’une façon qu’on la méconnaisse, D’un court jus de cassis, d’un pressé de goyave, D’une cerise mise pour qu’on la reconnaisse,   Et qu’on croque d’entrée pour prendre l’assurance. Il faut bien tout d’abord entamer le tableau, Avant de manger la betterave au sirop.   Son sucré est une autre surprise, sa différence, On s’extasie, surpris, l’effet est rigolo, On dirait un dessert! Comme c’est beau! Comme c’est beau !    (extrait du Bel Appétit, à paraître chez POL)
 
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