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Nos disques sont rayés
Alain Damasio : manifeste contre Big Mother
Nos disques sont rayés #3 Festival citoyen des "périféeries urbaines"

Conférence-performance d'Alain Damasio : "Manifeste contre Big Mother" Avec Alain Damasio, guitare Yan Péchin, présentation et conversation : Mathias Echenay, fondateur des éditions SF La Volte

Auteur phare de la science-fiction française, Alain Damasio zone toujours dehors : il n'a pas de téléphone mobile et ne consulte ses mails qu'une fois par jour. On ne sait jamais où est cet oiseau, sans doute en train d'écrire un futur pavé culte dans son nid secret et de survoler les bords de notre monde : forêts, squats, ZAD, tiers lieux de périphérie, campements décroissant ou low tech. C'est bien parce que son esprit navigue déjà dans les ruptures technologiques à venir – son pétrole poétique – qu'il se méfie plus que quiconque de notre assentiment religieux au sacro saint Progrès. Si Big Brother a déjà pris la couleur sépia du croquemitaine d'antan, c'est plutôt de Big Mother et de son lait numérique qu'il faut se départir d'urgence. Résister à notre propre technophorie, ne pas perdre de vue la visée politique et de contrôle doux que chaque nouveauté high tech nous propose, rester du côté de l'humain, du vif, des senteurs et de l'entraide, des marges. Inventer des friches interstitielles : Alain Damasio zone toujours dehors.


Programmé le 16 février 2019 par Jean-Daniel Magnin pour le Théâtre du Rond-Point
Captation Léo Scalco, Sarah Mei-Chan


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Le 28/09/2015
Glande & progrès
Il y a un rapport marrant à établir entre le progrès et le fait de glander, la glande : le progrès permet la glande. Ce qu’il y a de marrant dans ce rapport c’est que la révolution est la mère du progrès et donc de la glande : c’est inscrit dans les astres puisque la terre révolutionne autour d’elle-même et progresse révolutionnairement autour du soleil. Le premier progrès, le progrès inéluctable, c’est la promenade d’un an de la grosse masse terrestre à travers l’univers ; la terre progresse et révolutionne, et c’est ça qui est marrant pour celui qui glande suffisamment pour s’en apercevoir. Le glandeur juste est le glandeur qui surfe sur la révolution terrestre en sachant bien que ce progrès-là, on ne l’arrête pas ; la juste glande c’est arriver à exister juste dans l’axe du progrès planétaire cosmique inéluctable et évident : c’est l’évidence logique du vivant. Tout ce qui est vivant s’articule à ce progrès que l’on n’arrête pas, même cet étonnant produit de la nature qu’est le progrès technologique. Le noyau dur du vivant est donc révolutionnaire et progressiste, bonne nouvelle, il ne reste plus qu’à plier les enjeux de la carapace techno-scientifique à l’évidence de la juste glande biohardcore et le tour est joué. Avec des dessins de Chloé Schuiten

 
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Le 23/11/2018
FantaZio #2 : Ma contrebasse
Performer, musicien, contrebassiste, FantaZio se jette seul dans le théâtre avec Histoire intime d'Elephant Man, un texte hors limites mais épris d'exactitude, où il nous fait partager "comme un plat de fruit de mer" les liens fluides et harmoniques qui nous unissent tous dans un même continuum. Lui le voit et plus on l'écoute, plus on se dit qu'il doit avoir raison, même si ce qu'il nous dit vient plutôt du vécu que de la raison, justement. N'en disons pas plus, mieux vaut l'écouter.
Propos recueillis par Jean-Daniel Magnin
Publié le 22 novembre 2018 sur ventscontraires.net, la revue en ligne du Théâtre du Rond-Point
 
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Le 07/12/2018
Lazare : Sombre rivière
Rencontre au bar du Rond-Point avec Lazare, auteur et metteur en scène de Sombre rivière qu'il présente en décembre 2018 dans la grande salle du Théâtre du Rond-Point   Rond-Point – Comment est né Sombre Rivière ? Quel a été le déclencheur ? Le déclic ? Lazare – Tout au départ est né le désir de revisiter par la musique les trois pièces de la trilogie commencée en 2006 avec Passé - je ne sais où, qui revient, évoquant les massacres de Sétif et Guelma en 1945 en Algérie, Au pied du mur sans porte, sur la crise des banlieues françaises, et Rabah Robert – touche ailleurs que là où tu es né, sur la Guerre d’Algérie : les manques et les trous dans le récit de notre histoire contemporaine... Je rêvais donc Sombre rivière comme un blues, un chant drainé dans les sédiments du fond de l’eau de l’instant et des écritures anciennes. Dans les débris de ce que l’on a fait, il reste l’essentiel. Un essentiel à offrir sans trop de complexité. Et puis il y a eu les attentats de novembre 2015, à Paris. La violence extrême nous a rattrapés à l’intérieur de nos frontières. Un monde de la séparation a ressurgi très violemment. De part mon histoire personnelle, tout me renvoie alors au fait que je suis des deux côtés de la séparation. Je suis au milieu, tiraillé entre deux mondes, au cœur de cette part du récit non racontée, d’une histoire coloniale non assumée dans laquelle nous faisons naître nos enfants. Après la stupeur, j’appelle deux êtres qui me sont très chers : ma mère, une vieille dame algérienne qui vit en banlieue, et le poète et metteur en scène Claude Régy, ne serait-ce que pour partager cette question : pourquoi le monde devient-il fou ? Entretien texte Pierre Notte
vidéo Jean-Daniel Magnin
 
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