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theatre du rond point vents contraires
Revue en ligne du
Fernando Arrabal

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 Auteurs maison 
Le 15/04/2015
 
 Auteurs maison 
Le 01/04/2015
La comptine du poisson d'avril
Rémission des poissons
Allons les paniques Le temps est cyclique Le premier avril Pend au bout d'un fil. Un beau poisson bleu Dit à un monsieur Qu’un pingouin bagué Cherche à le draguer. Son maître le gronde Devant tout le monde Lui fait la leçon Suce des glaçons En trayant une vache Quelle rude tâche Pour boire du lait frais Sans aucun apprêt. Un saumon anglais Armé d’un balai Chasse un kangourou Qui suit un gourou. Perdu dans l’espace Il piste la trace De dame pingouine Fiancée mutine Du pingouin bagué Qui voulait draguer. Un phoque et un morse S’adressent en corse À une zibeline De très bonne mine Qui vend des gâteaux À un esquimau Lui disant qu’en Chine On dit la comptine Du poisson d’avril Datant de l’an mil.  Allons les paniques Le temps est cyclique Le premier avril Pend au bout d'un fil.
 
 Auteurs maison 
Le 05/03/2013
¡Viva Jerónimo Savary!
Sur la photo Jérôme  Savary couché à gauche  aux pieds de Copi ; Topor  derrière le peintre Antonio Saura (sans cheveux);  je porte une  veste rouge et j'ai  à ma droite  Guy Hocquenghem. Hilda d'Haubetière ,  Maud , Lis, et Lys Grandvel sont autour de nous. Savary vient de s’occulter. Il y a presque un demi-siècle, il avait surgi de nulle part. Rien d’étonnant s’il a fini ses jours sans que ses amis s'en aperçoivent. Il faisait partie  d'un univers où nous ne savons pas rester silencieux. Dans un monde d’histoires drôles de jacuzzi pour la Joconde. Il a abordé le théâtre, pour la première fois, avec mes pièces.  Il les a accompagnées  ou montées. Mission confuse qu’il a accomplie confusément  avec génie. En remportant des  succès... absurdes. Quand les larmes ont un goût de whisky-new-god. Il a donc commencé sa vie « spectaculaire » par mon "Labyrinthe". Lequel a été immédiatement et confusément  qualifié de « théâtre de l’absurde ». Il l'a « défendu ». Je dirais plutôt qu’il a brillé, malgré lui, par son talent. En réalité plus que brillé, il a tout caché dans un tohu-bohu des origines.  Avec  l’espérance araméenne de Paul Gauguin. C’était un vrai plaisir de le voir faire du théâtre. Il était capable, dans ses bons jours, de citer Mao ou Tarzan . Mais il restait imperturbable. Et, enfin disert, il pouvait opiner d’un bbrr dans son néo-espagnol. Mais tout ce qu’il touchait devenait un succès. Et parfois même  financièrement. Madame Roubéjanski pouvait jouer tous les soirs au casino l’argent qu’elle gagnait grâce à lui; ou des célèbre comédiens  leurs pourcentages en prostituées de luxe et en trios dans la « città di sole ». Depuis  « Les deux bourreaux » et grâce à sa lucidité,  mes pièces sont l’objet d’une constante attention. Mieux encore : il a fait de mon « Labyrinthe» un spectacle « culte ». Il est parvenu à créer mes pièces à Paris et « dans le monde entier ». Disposait-il d’une troisième main  comme Cervantès ? Parfois je me suis trouvé à Londres en même temps que lui. Inoubliable mon – non: “son” – « Labyrinthe »  dans sa mise en scène . Ou à São Paulo  pour “ma” « Communion solennelle »  éblouissante. Il savait hurler, au-delà des frontières, avec la même dextérité polyglotte quand bâille l’immortalité. Puis je me suis éloigné de lui par le passage zébré. Sans m’en rendre compte, en fakir avale-boeings. Est-ce que je me sens trop « anar »  pour coudoyer ceux qui triomphent? J’ai appris qu’à (très) juste titre, il était devenu une sorte de Directeur d'Opéra. Normal. J’ai su qu’il dirigeait avec le même succès des théâtres à dorures. Plus normal encore, avec des lunes de Kabuki. Soudain et sans savoir pourquoi il y a quelques jours nous nous sommes vus. Il souhaitait me voir enseigner les échecs à sa fille. Son adorable fille. Pour courir vers le passé; plus vite! J’ai dû lui avouer que, bien que depuis un demi-siècle je me trouve toujours devant « mon éternelle partie d’échecs » (Breton “dixit”; et  ajoutait-il, comme un blâme de plus, « avec Marcel Duchamp»), ce jeu est l’une de mes frustrations. J’ai autant de chances de battre sur l'échiquier  l’adolescente chinoise Hou Yifan que Tyson sur un ring. La  douleur nous fait chanceler, après la mort de l’ami. Moi aussi je voudrais croire que, entre la vie et la mort, le ciel et la terre, il y a un pont tricolore que l’on nomme arc-en-ciel. ¡Viva Jerónimo Savary!
 
 Auteurs maison 
Le 11/02/2013
 
 Auteurs maison 
Le 28/06/2012

Ma fellatrice idolâtrée
Réalisation : Xenius François Gourd
 
 Auteurs maison 
Le 05/12/2011
 
 Auteurs maison 
Le 20/11/2011
 
 Auteurs maison 
Le 14/10/2011
 
Fernando Arrabal
... je suis né  à Melilla (Afrique).... j'habite  Paris depuis 1955... 80  ans...
...Mel Gussow (The NewYork Times): ARRABAL est l'unique survivant des « quatre avatars de la modernité: DADA, SURREALISME, PANIC ET PATAPHYSIQUE ».
> http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernando_Arrabal
> http://www.arrabal.org
 
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